L'ISSP, l'Institut de Sophrologie et de Sophrothérapie de de Paris - mon centre de formation -, fait partie du courant Français de la sophrologie. Né en France en 1966 avec la création de la SFS, c'est un courant non caycédien.
A ce sujet, on peut noter :
Benoît Fouché, président de la SFS en 2004, écrivait alors : « Il est certain que la sophrologie telle que nous la pratiquons (la SFS) est assez éloignée de la sophrologie dite caycédienne (…) La sophrologie caycédienne a pour objet de se détourner de la part de l'ombre, alors que la sophrologie que nous pratiquons a pour objectif de prendre en charge la part de l'ombre et de l'amener à la conscience.»
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| "Esprit-nature", bas-relief |
Mais pour en savoir plus, je vous propose ici la présentation qui en est faite par la présidente de l'ISP et de la SFS Claude Chatillon dans son édito du site de l'institut :
EDITO
La sophrologie aujourd'hui
Depuis sa création en 1960 par le Professeur Alfonso CAYCEDO, psychiatre, la sophrologie a beaucoup évolué et notamment en France sous l'impulsion de nombreux sophrologues de différents courants.
Il y a aujourd'hui deux grandes approches de la sophrologie : l'une socio-pédagogique et l'autre thérapeutique, qui se sont développées en raison de demandes de plus en plus nombreuses de personnes en difficulté, et qui trouvent là une réponse à leur désir de mieux être.
La sophrologie couvre un large champ : c'est une méthode qui s'appuie sur le "corps" et l'on sait que bien des symptômes, présumés d'origine psychique, résistent parce qu'ils sont inscrits dans le corps ; on ne peut donc faire l'économie de repasser par le corps pour les traiter.
La démarche consiste à s'appuyer sur la relaxation corporelle plus ou moins profonde, pratiquer une "lecture du schéma corporel" pour parvenir à une relaxation mentale qui est une écoute de ses propres sensations, une mise entre parenthèse du temps et des contraintes quotidiennes, une prise de conscience d'un espace personnel.
Comment ça marche?
La relaxation corporelle est obtenue à l'aide de la voix du sophrologue qui propose des exercices respiratoires, et un parcours de son propre corps (à l'aide de techniques passives ou dynamiques) en prenant conscience des sensations ressenties.
Cette concentration sur le corps permet d'abaisser le seuil de vigilance et d'observer, sans jugement,"ce qui se passe" en nous et à l'extérieur de nous, et nous ouvre à la détente mentale.
Se concentrer sur son "ressenti" ouvre un large espace au sujet et à son rapport au monde et aux autres. C'est à partir de soi que l'on peut se déployer vers l'extérieur. En ce sens la sophrologie est une phénoménologie, un travail d'ouverture de la conscience, de métamorphoses de la conscience qui va alors s'ouvrir et intégrer différentes possibilités ou potentialités.
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| Point de vue à Cordes-sur-Ciel imageant l'ouverture de la conscience |
De nombreuses techniques sont à la disposition des sophrologues:
Certaines dites "statiques ou passives" permettent, à partir d'une prise de conscience corporelle en état de relaxation profonde, dit état de conscience modifié, de formuler des suggestions thérapeutiques. Cet état - qui s'apparente à une hypnose légère - permet de faire vivre en "imaginaire" des situations réelles et ainsi on se familiarise avec la part d'inconnu qui peut générer de l'angoisse.
On peut ainsi traiter des situations difficiles voire phobiques avec un certain succès.
D'autres techniques sont dites "dynamiques" le corps est en "action" dans une dimension spatiale et temporelle. Un véritable travail d'intégration du schéma corporel peut se faire en même temps que l'on peut se situer à partir de ce socle qu'est le corps, dans l'espace, et en relation avec le monde extérieur.
L'atelier de sophrologie à Champigny
Quelles indications pour la sophrologie?
Elles sont nombreuses et il n'est pas question de les énumérer toutes, mais elles vont :
De l'accompagnement d'une difficulté – par exemple la douleur dont on sait actuellement combien la subjectivité dans ce domaine est à entendre, ou la difficulté de faire face à un événement redouté (examen, opération) ou phobique (peur des transports, de la foule, du groupe…)
A l'approche des perturbations du schéma corporel (boulimie, anorexie, dépendances ) en passant par l'écoute d'un mal être, qui va amener, en sophrothérapie, à aborder les mouvements de l'inconscient ;
La sophrologie trouve aussi sa place en médecine, pour accompagner ou prendre en charge, souvent dans un cadre pluridisciplinaire, de nombreux troubles physiologiques ou psychiques (cancers, acouphènes, fibromyalgie, fatigue, surmenage…)
Mais aussi dépressions, troubles du comportement, de l'attention…
Cela suppose une formation de qualité et une bonne intégration personnelle (par la pratique) de la méthode, ce que l'Institut de Sophrologie de Paris propose et a mis en place à l'aide d'un grand nombre de formateurs expérimentés, depuis 28 ans.
Claude CHATILLON